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Xavier Verdalet

L’intelligence artificielle et la création artistique

L’intelligence artificielle et la création artistique

Dernière mise à jour :

La création artistique a longtemps été l’apanage de l’humain, une capacité unique de l’humanité. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle rebat les cartes de cette hégémonie par sa capacité à créer des illustrations, des vidéos, des textes et bien plus encore. Pour autant, une question reste en suspens : l’intelligence artificielle est-elle capable de créer un contenu original sans l’apport humain ? Cette page n’a pas pour objectif d’y répondre, je n’ai pas la prétention d’en être capable. Laissons ce débat aux philosophes et aux experts.

L’intelligence artificielle est un outil incontournable depuis plusieurs années. Il n’est plus possible de regarder ailleurs et de dire simplement « je n’ai pas envie de l’utiliser » : maintenant, elle est partout. L’actualité met chaque jour en avant des scandales (piratage, droits d’auteur). La création de romans n’est épargnée ni par ces scandales ni par ces accusations.

Cette page vise à vous expliquer mon usage de l’intelligence artificielle. Pourquoi ? Parce que je pense qu’il est important de partager ces informations. La transparence est, à mes yeux, la clef de voûte du contrat implicite entre l’auteur et le lecteur. Écrire avec l’intelligence artificielle ne me semble pas être la source des scandales. Prétendre avoir écrit soi-même un texte alors que la machine a entièrement, ou presque, créé l’histoire : voilà le cœur du problème.

Mon usage de l’intelligence artificielle

Comme indiqué quelques lignes plus haut, c’est un outil, un outil extraordinairement puissant, aux multiples facettes, que j’utilise au quotidien avec différents objectifs que je vais partager avec vous, mes lecteurs.

Orthographe et grammaire

Je l’admets sans difficulté : je n’ai pas été un bon élève en classe de français durant ma jeunesse. L’orthographe et la grammaire ne sont clairement pas mes points forts, et l’intelligence artificielle les vérifie et me propose des corrections sur ces points. Le verbe « propose » est ici employé volontairement : la machine ne fonctionne pas en autonomie et ne remplace pas mes mots, les corrections m’incombent. Au passage, cela ne peut que me servir pour m’améliorer.

Analyse de cohérence

Un second usage est la surveillance de la cohérence de mon texte. La machine est idéale pour repérer des incohérences là où je n’en suis plus capable, trop concentré sur le texte et moins apte à voir les petites erreurs. Une blessure au chapitre 3, miraculeusement disparue au chapitre 6 qui se déroule quelques heures plus tard. Le déroulé du temps… Un nombre incalculable de petits schémas que l’intelligence artificielle repère, et sur lesquels elle lève l’alerte pour que je rétablisse la cohérence.

Recherches techniques

Dernier usage quotidien : la recherche technique. Personne n’est expert dans tous les domaines, et l’intelligence artificielle facilite l’acquisition de connaissances. Même en incluant la vérification, le savoir est plus rapidement disponible que si je cherchais moi-même, dans de nombreux cas. Je vous l’assure, calculer les distances orbitales stables d’un système planétaire n’est pas aisé… L’outil simplifie cette phase de recherche : il cherche, je vérifie, et j’utilise le résultat.

Code

Mes bases en code informatique ne me permettent pas de créer un site comme celui-ci sans une longue et raide courbe d’apprentissage, une courbe qui ne m’intéresse guère pour le moment. Les modèles modernes sont parfaitement entraînés pour ce type de tâches : l’outil est efficace et rapide. Moins de temps investi dans le site, c’est plus de temps productif pour vous fournir le prochain titre.

Usages plus rares

D’autres usages, plus rares, méritent d’être cités, à commencer par la création de contenus visuels. Malheureusement, le travail d’un artiste a un coût que je ne peux pas encore me permettre systématiquement. J’ai donc fait un choix : faire appel à un professionnel pour mes couvertures et pour la traduction.

Pour le reste, je tente de créer moi-même mes visuels, sans une once de compétence en dessin. Blender, Fusion 360 et bien d’autres sont des outils que j’ai commencé à apprendre avec cet objectif en tête. Et lorsque cela ne suffit pas, l’intelligence artificielle est un outil puissant pour transformer mes mots en image.

Autant que possible, les visuels (images, vidéos, sons) créés par intelligence artificielle seront signalés, comme l’image accompagnant ma biographie. Mon bureau est tout sauf présentable au public : laissons mon désordre caché.

Et la création d’histoire avec l’intelligence artificielle ?

Je l’ai indiqué au début de cette page : je pense sincèrement que les scandales viennent du mensonge plutôt que de l’outil lui-même. Je suis un techno-enthousiaste, et je souhaite tester les limites que l’on peut atteindre lorsque l’humain et la machine travaillent ensemble pour créer quelque chose d’unique.

J’ai prévu de créer des textes en collaborant avec l’intelligence artificielle, c’est un fait. Est-ce que je prévois de le cacher ? Non.

Je me suis longuement posé cette question : comment prévenir mes lecteurs qu’un texte a été créé avec l’intelligence artificielle ? Ma réponse est simple : un macaron, que vous retrouverez sur la couverture du livre.

Macaron rond, noir et blanc : un visage partagé en deux moitiés (humaine à gauche, mécanique et parcourue de circuits à droite, flanquée d'engrenages), entouré de la mention « Co-création humain – IA ».
Le macaron, apposé sur la couverture des titres concernés.

Est-ce que vous devez me croire sur parole ? Pas spécialement. Si vous doutez de l’application de ce principe, je le comprends. Mais il n’existe pas d’outil suffisamment fiable pour certifier qu’un texte a été « écrit par un humain » : les détecteurs affichent encore comme intégralement artificiels des textes vieux de plus de cinquante ans. Au final, je suis donc obligé de compter sur votre confiance en mon intégrité, et sur la transparence que j’affiche ici.